La Dermite estivale récidivante des équidés

Dermite

La dermite estivale récidivante équine (DERE), affecte le bien-être des équidés (chevaux, poneys, mules, ânes). Provoquée par les piqûres d’insectes, notamment celles des moucherons culicidés, d’à peine 3 mm, cette affection saisonnière peut nuire gravement à la santé des équidés.

Que sait-on de la dermite estivale ?

Les sujets touchés par cette maladie sont enclins à des démangeaisons les poussant à se gratter. En l’absence d’un traitement adéquat, les plaies peuvent s’infecter, menaçant même la survie de l’animal. Cette affection s’avère particulièrement dangereuse pour les sujets à antécédents allergiques, notamment ceux qui présentent des symptômes chroniques réguliers.

La prédisposition aux allergènes est d’origine génétique chez certaines races comme le pur sang, l’arabe, le frison, le trait breton, le shetland, l’islandais, le connemara, le welsh ou encore le shire, ce qui les expose davantage à la dermite estivale. Il n’en reste pas moins que cette dernière touche toutes les autres races sans exception et ce quels que soient le sexe et la robe de l’animal.

Les affections dermatologiques chez les équidés apparaissent dès l’âge de deux ans et peuvent être favorisées par certains facteurs tels que les régimes riches en protéines ou la sédentarité. Elles se manifestent par des inflammations du derme, la couche de la peau située entre l’épiderme et l’hypoderme. Les conditions climatiques chaudes entre avril et octobre sont favorables à la prolifération des insectes piqueurs. Ceci explique le caractère saisonnier de la DERE.

Symptômes et traitement

La piqûre du cullicoïde est très douloureuse. Elle engendre une action traumatique succédée par de fortes réactions locales prurigineuses. La salive de l’insecte, elle, contient des toxines qui provoquent une réaction inflammatoire suscitant des démangeaisons intenses (prurit) pouvant induire une perte de poils voire des lésions et des ulcérations avec risque d’infection. La DERE affecte également l’équilibre psychique du cheval qui souffre de nervosité et d’anxiété en raison des démangeaisons constantes et insupportables.

La base de la crinière, le garrot, la ligne du dos, la base de la queue, la croupe, la ligne du ventre et les extrémités des membres sont les zones le plus souvent touchées par la dermite estivale.

Il n’y a pas de traitement efficace à ce jour. Les produits commercialisés sur le marché permettent uniquement de soulager les sensations de démangeaison mais il est recommandé de commencer le traitement sans délai, dès l’apparition des premiers symptômes. La prévention constitue le moyen le plus efficace dans ce cas de figure. La couverture intégrale anti-dermite/anti-eczéma peut constituer une solution efficace en empêchant les insectes piqueurs d’avoir accès à la peau de l’animal.

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