Nacioun Gardiano, défenseur des valeurs camarguaises

Nacioun Gardiano Camargue

La Camargue est une région de caractère, ce que ses habitants approuveront. Attachés depuis toujours à leurs terres, les Camarguais ont su se démarquer à travers le temps et assoir une puissante culture camarguaise, avec pour crédo la volonté de « Réunir les hommes pour sauver la race et à terme le Pays ». Ainsi, pour la race bovine : des taureaux d’une grande force au pelage noir, pour les équidés : des chevaux gris aussi intelligents qu’habiles, pour la race humaine : une langue, un peuple, un idéal.


Ce qui fait corps avec la terre camarguaise



La Camargue est une région française à la faune très riche. Fière de ses particularités, la Camargue compte des espèces uniques en France, comme le flamand rose, la tortue d’eau douce (cistude) ou le ragondin. Aussi, plus de 40 espèces de moustiques trouvent en Camargue habitat et nourriture nécessaires à leur pérennité.
De plus, de par ses légendes, la Camargue voit dans son cheval à robe grise, un animal d’origine divine, donné aux hommes par Poséidon lui-même. Le Grand taureau noir, étant lui aussi lié à ce récit.


Ce que la Camargue a dans le cœur



Dès la fin du XIXe siècle, Frédéric Mistral, écrivain né à Maillane, dans les Bouches-du-Rhône, défend l’importance de la race camarguaise, qu’elle soit bovine ou équine. Si bien que Folco de Baroncelli, lui-même auteur et ami de Frédéric Mistral, fonde en 1904 le Nacioun Gardiano, un comité de sauvegarde des valeurs et des traditions camarguaises, déclarée au journal officiel le 16 septembre 1909 et est toujours en place aujourd’hui. Elle a pour but de perpétuer la langue d’oc et son utilisation culturelle et identitaire. Ces défenseurs ont vu en 2008 un signe de bonne fortune, lorsque le ministère de la Culture a déclaré les langues régionales comme faisant partie intrinsèque du patrimoine français. Il est donc essentiel de préserver et perpétuer cette langue et les us et coutumes qui y sont liés.

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