Joseph d’Arbaud : poète Camargue

poête Camargue

Cousin du célèbre manadier Folco de Baroncelli, que nous avons préalablement évoqué dans un article précédent, Joseph d’Arbaud est lui aussi l’une des figures de proue de la Provence et de ses traditions. Son moyen de promotion d’un patrimoine colossal ?

Les mots, ceux de la langue d’OC qui permettent au poète d’affirmer ses origines et d’en assurer la préservation à travers le temps.

Fervent défenseur de cette culture de la terre et de la nature, déployant une énergie sans failles pour faire rayonner l’ensemble du patrimoine Provençal, ce bourgeois d’origine s’est mêlé aux petites gens du terroir, entre envolées littéraires, encadrement des manades et en embrassant l’activité ô combien importante dans la Provence d’antan : celle de Félibre…

Une force : celle des mots

Foncièrement lié à Frederic Mistral, pour lequel il éprouvait une profonde admiration, Joseph d’Arbaud, puise son inspiration de sa terre natale en nous donnant à lire l’essence même de la culture des gardians et d’une Provence bercée par les traditions d’un autre temps.

Ayant pris pour muse et égérie, Marguerite de Baroncelli-javon, ce poète à la verve singulière et chantante a su assurer sa postérité grâce à son implication au cœur de la société Camarguaise, suscitant l’admiration parmi ses concitoyens.

Du conservatisme identitaire

Ayant touché de près la rigidité d’une éducation Jésuite, et poursuivi avec des études de droit, Joseph d’Arbaud fini par répondre à l’appel de l’art en s’immergeant dans la Camargue d’antan, entre flamands roses, marais salins, bruissements de roseaux et fêtes votives.

Une œuvre qui a parcouru les époques, immobile et inébranlable, véritable hommage à la Camargue traditionnelle, berceau des élevages de taureaux et d’étalons robustes… à arpenter en compagnie de Ruy Blass de Bernis.

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