Prévision du moment de la mise bas

poulain camargue

Après une gestation de 11 mois et 10 jours comptés à partir de la dernière saillie, la jument met bas. Mais quand est-ce que la jument mettra bas exactement ? La nature est bien faite mais toutes les juments ne sont pas identiques. Cela peut varier de plus ou moins 15 jours. Dans une étude, on rapportait que 65,5 % des juments mettent bas la nuit entre 20 h 00 et 1 h 00.

Les signes visuels de l’approche de la mise bas

• La dilatation des pis commence 2 à 6 semaines avant la mise bas

• La relaxation des muscles de la croupe qui se produit 7 à 19 jours avant la mise bas

• Les mamelons de trayons se remplissent 4 à 6 jours avant la mise bas

• L’égouttement du colostrum a lieu 24 à 48 heures avant la mise bas.

• La température du corps de la jument égale ou inférieure à sa température normale du matin.

Les moyens modernes de la mise bas

Les poulinages sont souvent nocturnes, et afin de ne pas veiller auprès du box, plusieurs moyens modernes ont été mis en place pour assister à la mise bas en cas de complication.

• La ceinture de sudation

Tel un collier de chasse qui passe autour de l’encolure, il est muni d’un détecteur de sueur relié à un boitier qui émet un signal sonore avec une portée de 300 mètres. Petit défaut de cette ceinture : la jument peut aussi transpirer s’il fait chaud.

• La ceinture « Birth Alarm Gallagher »

Elle sonne lorsque la jument est couchée. Elle ne convient donc pas aux juments qui dorment couchée.

• Le rayon laser

Fixée à une certaine hauteur dans le box, il le traverse et lorsque la jument se couche, le laser n’est plus coupé et sonne. Cela ne convient pas aux juments qui dorment couchées.

• Les contacteurs fixés à la vulve

Venus des USA, ces contracteurs sont fixés grâce à une intervention chirurgicale de part et d’autre de la vulve. Cela est le moyen le plus couteux.

• La vidéo surveillance

Elle peut être employé seule ou en plus des moyens précédents. La caméra transmet image et son.

Ces moyens sont couteux et ne remplacent pas la vigilance de l’éleveur. Rappelons nous que dans la nature, 80% des cas se passent bien et ne nécessitent pas l’intervention de technologies et de l’homme !

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